Fiche internationale des travailleur·ses de l'art

"Vers une Internationale des Travailleur·ses de l'art et au delà" : les 13 et 14 avril 2023 se sont tenues deux journées de rencontres inter-organisations européennes (administratives et géographiques), organisées par La Buse à Triangle - Astérides (Marseille, FR).
Leur ambition étant d’être une première étape dans une série de rencontres à venir concernant à la fois la question du travail dans l’art en France et à l’international et les possibilités de mobilisation au niveau européen. Si les thématiques choisies pour cette première rencontre concernent principalement les conditions de travail et les outils - français, européens, et au-delà - de témoignage et de protection contre les abus, nous sommes conscient·es que certains thèmes n'ont pu y être abordés. En effet, ces deux jours ne prétendaient pas viser l’exhaustivité des sujets. Cependant, dans une logique de rendez-vous plus régulier, chaque nouvelle rencontre abordera un nouvel angle (autour des discriminations, des propositions de statut de travail, etc.) et sera l’occasion de co-organiser l’événement avec des personnes ou organisations directement impliqué·es dans chaque nouvelle thématique.

ORGANISATIONS INVITÉES & INVITANTES

airdemidi.org
artworkersitalia.it
www.bbk-berlin.de
garageneve.tumblr.com
la-buse.org
lafap.be
instagram.com/lemassicotaix
lesmotsdetrop.fr
installateurs-oeuvres-art.blogspot.com
snapcgt.org
staa-cnt-so.org
uks.no
visarte.ch/fr
wagesforwagesagainst.org/fr
trianglefrance.org/fr

Cette fiche est un compte-rendu de ces deux journées de rencontres : documentation vidéo des quatre tables rondes, traduites et sous-titrées (FR, ENG, IT à venir), synthèse textuelle d'informations clés, références et liens.



DOCUMENTATION VIDEO JOUR 1 (FR) : https://www.youtube.com/playlist?list=PL1ijd_gYqYiOhSbh_0B2wTtdd893cQQBj

La vidéo a été chapitrée en suivant le découpage ci-après (synthèse).


SYNTHESE JOUR 1 (FR)

0_ Introduction : les enjeux de ces Rencontres Internationales, par Emilie Moutsis du collectif La Buse.
Se coordonner à l’échelle Européenne sur les problématiques constatées (1) des souffrances et abus dans le secteur artistique : les visibiliser et les combattre ; et (2) des statuts des travailleur·euses du secteur : agir pour la mise en place de droits et d’une organisation du travail dans ce champ professionnel pour émanciper le travail.



1_ a_ “RETOURS D'EXPERIENCE A L'ECHELLE EUROPEENNE”. Introduction de la 1ère Table Ronde et des intervenantes invitées.
Comprendre les paramètres et conditions de travail du secteur dans les différents pays représentés, et comment s’organisent en conséquence les organisations professionnelles (collectifs et syndicats) pour les visibiliser et les transformer.

1_ b_ À la modération : Micha Ferrier-Barbut - sociologue, consultante en management des entreprises culturelles.
Brève présentation de son travail à l’échelle européenne dans les secteurs de l’art contemporain et des musiques actuelles : constats globaux autour des risques psychosociaux, des manques d’organisation professionnelle des travailleur·euses du secteur artistique s’expliquant par l’histoire du travail dans le secteur.
1_ c_ La méthodologie qui sera adoptée pour ces rencontres.
Se rencontrer : raisons d’être, parcours. Présentation des outils, allié·es et moyens de financement de chaque organisation, pour s’inspirer mutuellement et trouver des modes communs.
1_ d_ Présentation de Engagement Arts (Belgique francophone, depuis 2017) par Anneleen Lemens.
Grass root organisation. Groupes de parole et partage d’outils contre les discriminations et abus dans le secteur. Publication d’outils et ressources en ligne.
Subventions publiques suspendues.
1_ e_ Présentation de UKS (Norvège, depuis 1921) par Ina Hagen.
National organization for professional artists, the largest one (700 members) under the national union for visual artists (NBK).
Funded by artists to organize exhibitions and address working conditions.
Unions established as direct negotiators with the State since the 30ies.
Organized as a union since the 60ies, with a democratically elected board, that works on political lobby and strategic work, and runs an exhibition space through an open call, juried by the board.
Gathers and shares knowledge through exhibitions /Uses and combines exhibitions and statistics as tools (i.e. in 1964 : organization of an exhibition about artists living conditions after a survey).
1974 : large cross-disciplinary solidarity movement, which introduced grants, wages, etc.
Recent work : Addressing young artists' vulnerability and immigration policies. Introducing a reporting system for power abuse and harassment cases. Establishing the artist housing association.
Baseline work : Protection of economic, social, and ideal rights of artists, regardless of their background.
1_ f_ Statut des artistes en Norvège et en Belgique.
1_ g_ Présentation de GARAGe (Genève, Suisse, depuis 2018) par Ramaya Tegegne.
Relation avec les organisations Visarte Genève et Wages For Wages Against.
Campagne pour la rémunération des artistes en Suisse.
Enquête sur les conditions de vie des artistes à la demande du canton.
Barème de rémunération et contrats-modèles : des outils réalisés, en attente de validation par les autorités, et qui seront gérés par Visarte Genève.
Ateliers d'accompagnement administratif pour les artistes. Publication d’outils et ressources en ligne.
Subventions publiques suspendues.
1_ h_ Statut des artistes en Suisse.
1_ i_ Présentation de BBK (Berlin, Allemagne, depuis 1950) par Frauke Boggash.
Professional association founded by artists, independently founded by memberships.
Political advocacy and statistical work on issues like : discrimination and abuse, age poverty, gender discriminatory income, work studios availability and affordability.
Two subsidiary associations, funded by the city : Kulturwerk (art workshops) and Bildungswerk (professionnalisation programs).
~ 3K members over ~ 10K artists in Berlin : why isn’t unionization more SEXY ? Since it gives power.
1_ j_ Parlons financements.

1_ k_ Conclusion de la 1ère Table Ronde par Micha Ferrier-Barbut.
Des modes d’action réactionnels et institutionnels, à conjuguer.
Constat commun de la précarité généralisée dans le secteur, Pyramide des besoins (Maslow) inversée.
Constat de l’évolution de la perception des artistes en travailleur·euses, des problématiques des droits du travail et de l’encadrement administratif et juridique des métiers dans le secteur (contrats, rémunération, organisation collective, reconnaissance par les pouvoirs publics/politiques publiques, relation aux financeurs).


2_ a_ “PRESENTATION D'OUTILS EXISTANTS”. Introduction de la 2ème Table Ronde et des intervenant·es invité·es.
Nécessité de la collectivisation d’outils pour permettre la sécurité et l’encadrement administratif des métiers du secteur artistique.
Outils et leviers d’action : leur caractère recevable ou non juridiquement et les problématiques de légitimité.

2_ b_ Présentation de Wages for Wages Against (Genève, Suisse, depuis 2017) par Tiphanie Blanc.
Organisation à l’initiative d’une artiste face au constat de la difficulté à être rémunérée pour le travail artistique. Prise de contact avec l’organisation WAGE (New York) se battant pour ce même problème depuis 15+ ans pour inspiration.
- 1ère étape : groupes de discussion, faisant émerger 2 constats.
1- Le problème est partagé, global, et non individuel. 2- Le problème est systémique, et non contingent des moyens du territoire (Genève étant un territoire bien doté pour les arts plastiques et pourtant perpétue les mêmes dynamiques d’oppression et pauvreté que dans des territoires et pays plus pauvres).
- Travail de recherche à visée internationale + Campagne pour la rémunération des artistes en Suisse.
(i.e. via questionnaire aux artistes invité·ex au Centre culturel Suisse, mettant en lumière que la non rémunération concerne uniquement et toujours les artistes plasticien·ex. Résultats soumis à Pro Helvetia (organisme financeur) l’interrogeant sur les raisons de ce fait : depuis, Pro Helvetia conditionne ses subventions à la rémunération systématique.
- Création du groupe GARAGe, notamment pour établir des barèmes de rémunération.
- Projet éditorial en deux volumes (témoignages, entretiens, mise en commun de réflections).
- Enquête “How are artists chosen?” en cours, sur la logique des récompenses dans le secteur, via le prix Swiss Arts Awards.
2_ c_ Présentation de Engagement Arts (Belgique francophone, depuis 2017) par Anneleen Lemens.
- 1ère étape : weekly female-exclusive open gatherings in Brussels.
- Today : an organization with a core of 10 people + 3 to 4 annual open gatherings in 3 cities.
- Reading of anonymized testimonies in an important theater in Brussels : a bomb event in the field.
- Invited by organizations and schools to gather information through testimonies in situ and produce an analysis on particular issues.
A frustrating work consisting of continuously pressing on the same button : the encountered problems are the same, and yet the people in power tend to minimize or reject the produced assessment.
- Open-letters, as a last resort : going public has proved to be successful but opens to legal hazards (defamation).
- Focus more on prevention than reaction, by way of lectures and workshops in schools.
How to go from a gut feeling to a more objective form, in order to address structural issues in the form of policy-making? How to go beyond the criticism of “not being scientific enough”, used as a disarming tool? The importance of personal experience as well as numbers.
- Publication of collective fanzines + other ressources online.
2_ d_ Présentation de La Buse (France, depuis 2018) par Aurélien Catin.
- 1ère étape : réunions publiques autour du milieu de l’art en tant que milieu de travail.
- Aujourd’hui : noyau de 10 personnes assurant les activités et se formant mutuellement.
- “Community organizing”, ou mise en réseau de syndicats, collectifs et individus dans le secteur.
- Interventions en milieu scolaire.
- Deux chantiers principaux depuis 2019 : 1- Le statut des “artistes-créateur·ices” en France. 2- Outils d’amélioration des conditions immédiates, des problématiques quotidiennes.
Piliers constitués empiriquement, mais qui font écho aux objectifs fondateurs du syndicalisme (Fr) de la Charte d’Amiens : 1- Oeuvrer à la transformation sociale ou ladite révolution. 2- Tant que révolution n’est pas, fabriquer des outils de solidarité.
1- Chantier pour la création d’un statut de travailleur·euses de l’art : chercher des droits du travail et des garanties collectives, à l’échelle la classe des travailleur·euses, au-delà du secteur. Notamment via deux Tribunes - co-signées avec syndicats, pour faire pression par la base sur les institutions - dont la 2e s’intitule : “Garantir le droit à la continuité des revenus des travailleur·ses de l’art”.
2- Création d’une Plateforme de signalement des pratiques abusives (formulaire anonyme sur un site sécurisé) : recueil de témoignages, redirection vers avocat·es, juristes, syndicats, psychologues.
2_ e_ Statut des artistes en France.
En substance, le régime des artistes-auteur·ices (“créateur·ices”) est éclaté entre plusieurs conditions : propriétaire intellectuel·le + travailleur·euse indépendante (à la tâche) + salarié·e (la Sécurité Sociale reconnaît certains droits de salarié·e).
L’idée est de poursuivre la recherche des droits au salaire, et attacher ces droits à la personne (comme l’est la retraite), ce qui revient à les détacher de l’emploi. C’est à dire établir un salaire qui précède l’activité, comme droit commun à l’ensemble des travailleur·euses : aller vers un droit politique au salaire, aussi pour les artistes.
Un des premiers droits recherchés est l’assurance chômage, qui fonde la continuité des revenus des artistes-interprètes, aux contrats pourtant intermittents.
2_ f_ L’échec de la Plateforme de signalement des pratiques abusives : outil ayant motivé ces Rencontres.
Convaincu·es dès le lancement que l’outil serait un échec au vu des capacités du collectif (La Buse) : le but était de visibiliser le manque d’un outil tel dans le secteur. L’histoire de cet outil et du drame qui l’a accompagné démontrent le besoin de son existence, au sein d’une structure plus robuste
Restée active pendant 6 mois seulement, la Plateforme fut mise à mal par une structure publique (Frac) ayant attaqué le collectif pour diffamation, alors que s’en suivit une tragédie au sein de cette même : le suicide sur le lieu de travail d’une personne en grande souffrance, qui avait témoigné sur la Plateforme.
2_ g_ Présentation des Mots de Trop (France, depuis 2019) par Sophie Vela.
Organisation ayant pour objet les conditions d’étude, et plus spécifiquement les discriminations à caractère systémique et intersectionnel. Initiée par 3 étudiantes, face à la colère et au sentiment d’impuissance, constituée aujourd’hui de 7 personnes.
- 1ère étape : récolte de témoignages dans l’école d’art de Rennes, constat d’un problème généralisé et non d’un professeur problématique.
- Ouverture d’une Plateforme d’appel à témoignages (2020, toujours ouverte), pour toutes les écoles, se rapportant aux “micro-agressions” : c’est-à-dire celles minimisées de l’extérieur (terme ne désignant pas une hiérarchie) - propos considérés comme des blagues ou problèmes générationnels, donc pas graves. Récolte de 500 témoignages à l’heure actuelle.
- Production d’affiches, placardées en grand format dans les écoles, association toujours 4 témoignages, provenant de 4 écoles différentes, se rapportant à 4 types de discriminations différentes (handicap, racisme, sexisme, classicisme, homophobie, transphobie, grossophobie..).
Le but étant, pour les victimes : de les accompagner dans la conscientisation et la légitimation de leur expérience ; pour les agresseur·euses : de les confronter à leurs propos, décontextués. Les affiches sont publiées sur le site du collectif, disponibles au téléchargement libre et à l’impression sous les formats standards, en couleur et N&B, pour que toustes puissent se les approprier à moindres frais.
100 témoignages reportés en affiches à ce jour.
- Publication d’un guide pratique pour étudiantx en détresse.
Contenant un ensemble de ressources pour s’informer : reconnaître les discriminations ; ressources juridiques ; rappel de la loi ; associations à contacter ; index de syndicats et collectifs de travailleur·euses de l’art ; témoignages d’autres collectifs en écoles d’art (montrer des champs d’action, inspirer et donner de la force) ; informations statistiques produites : la provenance des témoignages (quasi toutes les écoles en Fr. + certaines de Be.) et les contextes des situations de discrimination (en cours, examens, concours d’entrée). Cette dernière a permis de dégager une critique d’une méthodologie de la pédagogie en école d’art : les rdvs individuels, ne pouvant produire de témoins et laissant nombre de personnes dans la détresse.
- Accompagnement de victimes en se portant témoin : regroupement de témoignages associés, remontée à l’administration, ouverture d’enquête, mise à pied de l’enseignant.
- Difficultés rencontrées : charge de travail en bénévolat, risques psycho-sociaux, problèmes avec l’administration.

2_ h_ Conclusion de la 2ème Table Ronde par Micha Ferrier-Barbut.
Constat commun de l’invisibilisation de formes de maltraitance au quotidien, débattues et non reconnues, sous les radars du juridique.
Importance à donner aux expériences personnelles, aux émotions, dans le cadre d’un travail administratif.
De là : importance du recueil de témoignages malgré les difficultés multiples (psychologiques, juridiques, matérielles) car donner la parole revient à visibiliser une situation, qui deviendra recevable par les pouvoirs publics en capacité d’agir à la condition de son aspect quantitatif.
Visibiliser les conditions de travail pour agir sur la question du statut, de la rémunération, des droits du travail. Visibiliser - pour se donner des capacités d’agir sur - le dysfonctionnement des structures, la précarité, la maltraitance, le harcèlement, les tragédies.



DOCUMENTATION VIDEO JOUR 2 (FR] : https://youtu.be/K4DQEkWJGKo?si=SApL-kIgy4JARCLH

La vidéo a été chapitrée en suivant le découpage ci-après (synthèse).


SYNTHESE JOUR 2 (FR)

0_ a_ Introduction à la 2ème journée des Rencontres Internationales, par Emilie Moutsis du collectif La Buse.
0_ b_ Bref retour sur la 1ere journée de Rencontres Internationales, par Emilie Moutsis du collectif La Buse.
Sont intervenus des collectifs issus de Norvège, Belgique Flamande, Suisse et Allemagne, qui, tout comme La Buse, travaillent à la visibilisation des situations abusives et des risques psychosociaux, l’amélioration des conditions de travail depuis le secteur artistique.
Constat de la transversalité des problématiques, liées notamment à l’absence d’un statut permettant l’accès à des garanties collectives dignes, telle la continuité du salaire entre les emplois.
Note sur les 3 ateliers de l’après midi :
- Arpentage de l’ouvrage : “Te plains pas, c’est pas l’usine”, sur le burnout au travail dans bénévolat militant.
- Arpentage de l’ouvrage : “Training for exploitation. Politicizing Employability and Reclaiming Education”.
- Atelier sur le fonctionnement du système des retraites en Fr, conférence d’ores et déjà en ligne (YTB du STAA CNT-SO).
Note sur la sortie le matin-même d’un article au sujet des retraites pour les travailleur·ses au régime artiste-auteur·ice dans le Quotidien de l’art.


1_ a_ “CONDITIONS DE TRAVAIL ET SOUTIEN INTERPROFESSIONNEL”.
Introduction de la 1ère Table Ronde et des intervenantes invitées.
Interventions :
- une sociologue, consultante en management des entreprises culturelles, en position de sachante-apprenante, sur la question des conditions de travail ;
- une psychologue clinicienne, légitimant l’importance de la libération de la parole comme étape ouvrant à l’action (lutte pour les droits), et sur la nécessité d’une parole qui sort du domaine de l’art ;
- deux jeunes syndicats dits de lutte et un syndicat “D.I.L.F., de travailleur·euses de l’art / en formation, sur le décloisonnement et les liens (entre individus, écoles, professions, syndicats, art et société ;
- la structure accueillant l’événement, sur la responsabilité des diffuseur·euses à l’égard des travailleur·euses de l’art ;
- un réseau de structures : rôle des réseaux, horizontalité, représentation des métiers.
1_ b_ Micha Ferrier-Barbut - sociologue, consultante en management des entreprises culturelles.
Le travail comme étant multiforme, le travail comme non toxique en soi, comme voie d’accomplissement (individuel, collectif).
La toxicité se loge dans les conditions de travail : tout ce qui touche à l’environnement des personnes au travail (rémunération, modèle de management, sens au travail, reconnaissance, employabilité, intensité du temps, exigences émotionnelles, autonomie, rapports sociaux, conflits de valeurs, sécurité, etc.).
Profil-type des professions artistiques, délimitant une typologie de besoins et de risques psychosociaux : origine de milieux plutôt bien formés ; personnes plus formées que la moyenne ; importance donnée aux questions de sens et d’éthique, à l’autonomie ; sensibilité à sa propre place politique et sociale ; grande place aux émotions et au sensible.
Spécificités des (dys)fonctionnements organisationnels du champ artistique : faible dialogue social ; invisibilité du travail ; absence d’objectivation du travail - porte ouverte aux abus ; absence de conventions collectives ; précarité ; absence de statut ; modes de gouvernance ; système d’aide infantilisants ; etc.
Mention de la littérature post-COVID autour du sens au travail (autonomie, responsabilisation, reconnaissance, émancipation). Attentes identifiées comme celles caractérisant déjà les secteurs culturels.
Importance de travailler sur les conditions de travail de son propre secteur.
1_ c_ Présentation du STAA CNT-SO (France, depuis 2020) par Emmanuel Simon.
Jeune syndicat, enfant du COVID. Né du constat de la rémunération à la tâche, soit l’inverse du salaire attaché à la personne : volonté de conquérir de nouveaux droits en tant que “travailleur·euses” et non “artistes” (assurance chômage, reconnaissance des maladies et accidents du travail, congés payés). Absence de droits s’expliquant par l’absence des cotisations afférentes de la part des employeur·euses (cotisation diffuseur = 1.1%).
Syndicat d’industrie et non de métier : permet de pointer l'existence d’une lutte de classes, des acteurs tirant profit du travail d’autres.
Syndicat révolutionnaire prônant l’autogestion et la reprise en main du travail et de la souveraineté sur celui-ci.
Encore trop peu nombreux·ses au sein des syndicats. Se syndiquer pour se grouper, s’unir pour travailler les problèmes traversés.
Nouvelles antennes locales intersyndicales dans le secteur - i.e. à Marseille (STAA CNT-SO, SNAPcgt et Le Massicot).
1_ c_ Présentation du Massicot, union syndicale inter-écoles de création (France, depuis 2020) par des représentantx des sections Aix et AURA.
Considérer les écoles d’art comme les lieux où se cristallisent les oppressions et inégalités du travail dans le champ, telles qu’ici discutées.
- Initié via une AG inter-écoles par l’ENSCI (Paris) pendant le premier confinement.
Constats collectifs :
1- Besoin d’outils de défense, d’organisation et de lutte.
2- Besoin d’une structure pérenne : transmission, tenir dans le temps.
3- Besoin de faire force de groupe : faire du lien et décloisonner, entre individus, écoles, syndicats, travailleur·ses en formation ou non ; réinscrire l’art dans la société.
- Lutte actuelle inter-orgas et inter-écoles sur les problématiques des écoles en danger et des retraites.
- Le Massicot : syndicat de lutte, double besogne :
1- Organiser la défense des droits immédiate
2- Organiser un changement de projet radical de la société, dans une perspective autogestionnaire, émancipatrice et égalitaire.
D’où 4 missions principales :
1- Organisation de la solidarité concrète face à la précarité étudiante (i.e. distribution produits première nécessité).
2- Analyse systémique de cette précarité / dégradation des conditions d’activité.
3- Défense des droits - individuels et collectifs (i.e. campagnes).
4- Organisation de mobilisations (i.e. écoles d’art en danger, retraites) et d’actions de visibilité (i.e. perturbations institutionnelles) avec d’autres syndicats.
1_ d_ Pour un salaire étudiant.
Revendications matérielles et morales du Massicot : un statut de travailleurx en formation pour les étudiantx (dans la lignée et en distinction de la Charte de Grenoble de 1946 actant les étudiantx comme de jeunes travailleurx intellectuelx). Statut ouvrant à une accessibilité aux études ; la poursuite d’une formation ; la sortie de la précarité ; la cotisation (socialisation du salaire).
1_ e_ Contexte actuel des écoles d’art en France.
Situation de danger avec notamment des fermetures imminentes et des réductions budgétaires importantes dans l’enseignement public.
1_ f_ Pourquoi le syndicalisme est-il si SEXY? Présentation du SNAPCgt (France, depuis 1977) par Robyn Chien.
Récit d’un parcours de syndicalisation : comment une jeune future startupeuse de l’art contemporain déçue rencontre des travailleurx au STRASS et fait le choix d’intégrer le D.I.L.F. des syndicats pour vivre le Dream.
Syndicat rattaché à la CGT, confédération historique des luttes pour les droits du travail et des acquis salariaux : les artistes-auteur·ices sont ainsi rattaché·es à ses revendications, dont la continuité du salaire.
En complémentarité avec les autres syndicats ici présents par ses 40 ans d’expérience, en termes d’échelles d’intervention + siège dans commissions (i.e. Afdas, commissions d’attribution des Drac, etc.).
Les lunettes syndicales permettent de comprendre les sources des difficultés dans l’amélioration des conditions de travail, ce qui permet de mieux agir dessus. Agir pour de meilleures conditions de travail, tout le monde trouve ça sexy !
1_ g_ Présentation de la structure accueillante, Triangle - Astérides (France, depuis 1992) par Victorine Grataloup.
Lieu de diffusion (structure participant à la mise en relation entre un travail artistique et un public) : en situation d’employeur vis à vis des artistes-auteur·ices.
Direction = position et non un métier. Différence frappante entre notre champ et spectacle vivant : des artistes / collectifs à la tête / gestion des structures.
Victorine Grataloup est issue du commissariat indépendant, de collectifs de travail incluant des artistes.
- Rôle et responsabilités.
Origine - 2 associations fondées exclusivement par des artistes : Astérides (1992) et Triangle France (1994), au sein de La Friche belle de Mai (1992), coopérative de structures culturelles principalement associatives, à Marseille. D’où une responsabilité particulière (par rapport à d’autres centres d’art) à l’endroit des artistes et travailleur·euses de l’art.
Centre d’art labellisé d’intérêt national : l’intérêt public se pose.
De l’intérieur d’une structure, améliorer le fonctionnement des différents programmes revient à améliorer, au sein de celle-ci, les conditions de travail des artistes-auteur·ices, mais aussi des salarié·es, et poser la question de la rémunération des publics.
- Contribution diffuseur.
Simulation, commanditée par La Buse, de l’augmentation sur l’année N-1 de la contribution diffuseur proposée dans la Tribune “Garantir le droit à la continuité des revenus des travailleur·ses de l’art” et la Proposition de Projet de Loi “Pour une continuité des revenus des artistes-auteur·ices” portée notamment par le SNAPcgt, le STAA CNT-SO, La Buse, la commission culture du PCF.
En 2022, total des honoraires des artistes-auteur·ices = 50 250€
Contribution diffuseur actuelle 1,1% = 552€, explique la bien faible garantie des artistes-auteur·ices.
Contribution diffuseur revendiquée 5,15% = 2 588€, pas énorme vis-à-vis du budget.
Décomposition détaillée des honoraires versés aux artistes-auteur·ices par la structure.
- Cite Philippe Batifoulier pour son travail d’historien du Régime Général de Sécurité Sociale (lors de sa création : en autogestion, et offrant de bien meilleures conditions d’un point de vue féministe) - en relation au travail d’Aurélien Catin.
- Instruction interministérielle du 12/01/23.
Circulaire émanant des Ministères de la Culture, du Travail, et de la Santé, indiquant comment les diffuseurs peuvent se décharger de la mince contribution actuellement appliquée, c’est-à-dire lorsqu’il n’y a pas de diffusion stricte du travail de l’artiste (i.e. résidences de recherche). Pédagogie importante à faire côté diffuseurs et syndicats pour que les diffuseurs passent outre cette recommandation et continuent de rémunérer (c’est-à-dire ne détériorent pas les conditions de travail des artistes-auteur·ices).
1_ g_ Présentation d’un réseau de structures d’art contemporain, Air de Midi (Occitanie, France, depuis 2013) par Marine Lang et Manuel Pomar.
Manuel Pomar, artiste, curateur et coresponsable de Lieu Commun (lieu d’artistes, pour les artistes, en direction des publics, géré horizontalement par 4 personnes), et, depuis cette fonction, coprésident d’Air de Midi : très peu d’artistes qui gèrent des structures, c’est cette voix qu’il porte au sein du réseau.
- 2005 - Originellement : “Inventer le Présent”, réseau régional de diffuseurs, informel (sans statut associatif) et piloté par le Frac Les Abattoirs.
- 2013 - Création : lutte des structures adhérentes pour poser des statuts et sortir du fonctionnement vertical. Fonctionnement reposant sur l’interconnaissance des structures adhérentes.
- 2018 - Inspiré·es par le LMAC (Laboratoire des Médiations en Art Contemporain) créé en Midi-Pyrénées et étendu à l’Occitanie, mise en place d’une coprésidence (faire participer tous les métiers des structures et non une représentation exclusive par les directions) : direction de centre d’art + Mécènes du Sud + artist-run-space.
- Aujourd'hui - 43 structures (musées, centres d’art, écoles - petites structures bénévoles à très gros musées avec 100aines d’employé·es).
1_ h_ Exemple de Journées professionnelles organisées par le réseau : “Prendre soin des travailleur·euses de l’art”.
Organisées à la suite de nombreux ateliers pendant les confinements.
J1 : publique / J2 : ateliers en petits groupes, pour permettre la libération de la parole.
Très émouvantes et beaucoup de choses dites : volonté de continuer à porter ce type de rencontres dédiées, collectivement, en tant que réseau.
Sujets : (1) Souffrance au travail, comment identifier et révéler une situation de crise ? (2) Le soin au travail, comment identifier et prévenir les risques psychosociaux ? (3) Le bien-être au travail, quels différents leviers d’action ?
Ces journées ont permis de repositionner le réseau (1) sur son rôle : se battre pour de meilleures conditions de travail (plutôt que d’adopter un rôle communicationnel, comme l’étaient auparavant les actions des structures) + (2) sur l’inclusivité qu’il peut opérer auprès des typologies de métiers : au delà des directions, toutes les personnes travaillant dans ces structures, incluant les artistes.
1_ i_ Présentation d’un point de vue de psychologue clinicienne sur les particularités des profils artistiques en termes de souffrance au travail et de risques psychosociaux, par Joëlle Grispin-Kamidian.
Parcours personnel : études à l’ENSAD (Paris, il y a 30 ans), graphiste (pendant 15 ans) - alors confrontée à une méconnaissance et un isolement total par rapport aux droits (pendant et après études). Aujourd’hui psychologue, découvre le travail de La Buse en 2021.
- Constats dans le cadre de bilans d’orientation (scolaires) + du travail auprès des familles (parents-enfants) :
peu de présence culturelle dans scolarité / loisirs des familles, méconnaissance totale (parents) des métiers artistiques, avec des représentations proches des fausses croyances (toutes professions du champ / domaine en général qualifié d’incertain, peu fiable, hors-norme, marginal, fantasque, dépendance à l’histoire du “don” : on est doué ou pas). Mais aussi : idée de privilège liée à l’artiste dans l’inconscient collectif.
- Pourtant, constats de clinicienne :
attirance pour expression artistique / créative se révélant très jeune, comme nécessité plutôt que comme choix - puis se construit ou non au fil de la vie.
- Postulat :
Porter un désir artistique c’est déjà être en lutte, car c’est être confronté à de fortes résistances et des conditions difficiles (précarité, pauvreté, abus), ayant des effets psychologiques extrêmement délétères : sentiment d’isolement, humiliation, non reconnaissance de son identité, de son utilité, ne pas être pris·e au sérieux, sentiment d’exploitation dès les études.
De plus, les personnes dans le champ artistique travaillent à la traduction sensible de la réalité : suppose une sensibilité, voire hypersensibilité, et par là une grande fragilité.
- Dans ce contexte, la question des droits est fondamentale :
aux niveaux individuel (légitimité - sentiment essentiel pour la reconnaissance de son identité) et sociétal (inscrire l’art dans la société - porter une parole qui sort du domaine de l’art pour toucher la société dans ses différentes strates).

1_ j_ Conclusion de la 1ere Table ronde par Emilie Moutsis du collectif La Buse.
Constats.
- Nous ne pouvons plus faire avec le mythe romantique de l’art : l’instabilité naturalisée de nos métiers nous empêche de travailler.
- On n’a pas de don, on n’est pas excentriques : on a des valeurs et du désir, que l’on ne veut pas donner en pâture au Capitalisme.
C’est pourquoi l’art ne suffit pas, et c’est dans nos luttes et organisations communes que nous cherchons et trouvons du sens : c’est cette réalité-là que nous traduisons aujourd’hui.
2_ a_ “MUTUALISATION D'OUTILS A GRANDE ECHELLE”. Introduction de la 2ème Table Ronde et des intervenant·es invité·es.
Rappel de l'existence de la Plateforme de signalement des pratiques abusives (actuellement fermée, lancée en 2018 sachant qu’elle serait intenable à l’échelle d’un petit groupe de militants bénévoles : outil devant être géré à l’échelle d’une orga robuste totalement financée par l’état / caisse socialisée, à représentation démocratique. En attendant : par des organisations fortes et unies, de manière rémunérée.
Mutualiser nos outils / lever des fonds : comment œuvrer ensemble à l’échelle européenne ?

2_ b_ Présentation de UKS (Norvège, depuis 1921) par Ina Hagen.
Toutes les personnes travaillant à UKS sont rémunérées.
Syndicat national pour jeunes artistes (Norvège), organisé depuis 100+ ans autour :
(1) des conditions de travail : les salaires, le statut de l’artiste travailleur·euse, les infrastructures sociales pour l’art.
(2) d’un espace artistique géré (accès à des financements spécifiques) - activité ayant toujours été un sujet de discussion interne : espace social pour membres + espace artistique permettant légitimité et visibilité + espace politique permettant de montrer ce que signifie de payer les artistes et de quelle manière + espace de production, exposition, programmation.
Exemples de programmes de financements mis en place via lobbying et négociations étroites entre l’Etat et UKS (importance de rester à la pointe des processus d’élaboration des politiques - restant en 1ere ligne ou a minima impliqué) :
(1) Fonds public de subventions aux artistes (dans les derniers 10 ans) - permettant à 1 artiste établi·e d’embaucher 1 jeune artiste avec 50% d’un salaire (et ses prestations sociales) sur 1 année : met l’accent sur la relation d’emploi.
(2) Bourse de pratique artistique (depuis années 70 avec la fusion de 2 syndicats) - qui peut durer jusqu’à 10 ans : versée sous forme de salaire par l’Etat.
(3) Subvention pour espaces gérées par artistes - pour payer le travail administratif réalisé par des artistes organisé·es volontairement : importance de salarier les artistes consacrant leur énergie à créer un accès pour d’autres. UKS considère l’autogestion comme une partie essentielle de la scène artistique (notamment étant celle qui soutient le plus fortement les artistes émergents, le développement des pratiques allant ensuite dans les musées et grandes institutions) pourtant travail assuré gratuitement.
En termes de collaboration européenne :
S’entraider pour être à la pointe des processus d’élaboration des politiques : partager / diviser le travail consistant à suivre chaque politique culturelle à échelle européenne, s’informer mutuellement via nos différents points d’accès (informations reposant parfois sur des relations personnelles), mutualiser autant que possible nos ressources.
Réflexion à long terme sur la syndicalisation et le travail politique : comment alléger le travail dans la poursuite des luttes ? Structurer pour que les personnes puissent contribuer lorsqu’elles le peuvent.
Initiatives comme celle-ci : dépasser les relations interpersonnelles et devenir-réseau (proche de la forme syndicale).
Actuellement (Norvège) : gratuité conditionnée au niveau universitaire par l’introduction de frais d’inscription pour étudiantx hors UE - changement néolibéral dans l’éducation, démantèlement d’un système éducatif rare au monde où n’importe qui peut étudier sans frais. Un combat très important : les conditions à l’université montrant où va la société, c’est un 1er pas vers des conditions de vie et de travail dégradées.
2_ c_ Présentation de AWI (Italie, depuis 2020) par Fabiola Fiocco.
Écho sur le combat contre la marchandisation de l’éducation (actuellement en programme doctoral en UK, constat de l’état de dégradation possible).
AWI née en ligne pendant la 1ere vague COVID pour lutter contre l’exclusion systématique des travailleur·euses artistiques du système de protections sociales (Italie). Collabore avec experts des secteurs juridique, fiscal et administratif, avec des universités, décideur·euses politiques, institutions culturelles. AWI se concentre sur l’art contemporain et travaille en collaboration avec d’autres groupes représentant différents champs culturels.
15 personnes (Italie + étranger) bénévoles sauf 2 (administration et communication) : conseil d’administration (gestion globale de l’asso) + groupe comm. + groupes de travail spécifiques.
Financements : adhésions annuelles + invitations extérieures (interventions publiques, workshops, etc.).
Objectif politique - les 4 “R” : (1) Reconnaissance du statut juridique du travail artistique, (2) Réglementation des relations de travail, (3) Redistribution équitable des Ressources, (4) Réforme globale du secteur.
Actions de AWI :
Pression politique.
Production d’outils concrets pour aider à instaurer des relations de travail transparentes (i.e. grilles de rémunération équitables pour artistes et commissaires, modèles de contrats).
Organisation d’événements où les travailleur·euses peuvent parler à des avocat·es ou professionnel·les de la fiscalité (et couverture des coûts) : permet aussi de changer le discours / perception des artistes comme travailleur·euses professionnel·les.
Groupe chargé de contrôler les subventions municipales, régionales, nationales : à défaut de proposer nos propres politiques, évaluer et visibiliser les mauvaises pratiques et dysfonctionnements structurels (i.e. honoraires versés en échange d’une seconde participation, conditions injustes, etc.).
Mutualiser nos outils et créer des liens : AWI a de l’expérience dans les réseaux, mais importance de commencer à systématiser les connaissances pour éviter les répétitions et chevauchements.
Les membres d’AWI ont participé (études et travail à l’étranger) à des mobilisations politiques et des projets d’autogestion, désir actuel de rapporter ces modèles d’organisation étrangers et Italie (état des lieux et partage d’outils).
AWI a lancé HyperUnioniZation - plateforme internationale en ligne visant à favoriser la création de réseaux transnationaux entre institutions et organisations : 3 journées professionnelles en ligne (partage d’expérience et d’outils) + plateforme pour la recherche autour de la syndicalisation dans les arts ou en dehors (i.e. les travailleur·euses à la tâche comme les livreurs) - (en collaboration avec la Société Mutuelle pour Artistes et soutenue par la Fondation européenne de la culture).
Participation à Voice of Culture (projet de l’UE invitant 47 associations pour discutions sur 3 domaines : (1) revenus et statut juridique des travailleur·euses culturel·les, (2) mobilité, (3) liberté artistique et expression.
2_ d_ Présentation de Visarte.Geneve (Suisse, depuis 2001) par Camille Dumond.
Membre Visarte.Genève + GARAGe.
Mobiliser la dialectique employé·e / employeur, oppressé·e / oppresseur, aussi pour penser les catégories “bénévolat”, “autorat”, etc.
Visarte naît de la modernisation (2001) de 2 très vieilles associations suisses (1801 et 1866).
Bureau / QG central (Zürich) composé principalement d’artistes et historiens de l’art.
Vocation principale - soutenir les artistes dans leur carrière professionnelle sur les plans social, politique, économique, juridique.
Le But de Visarte est la défense des droits sociaux, malgré les activités diversifiées selon les antennes (socialisation des membres), et des luttes plus ou moins précises politiquement (observation de politiques de rémunération divergentes).
S’occupe de certaines prestations nationales (i.e. carte de gratuité pour musées et offres culturelles ; caisse d’indemnités journalières pour maladie, accident de travail, congé maternité ; fonds de soutien pour difficultés financières des membres ; facilitation à l’affiliation à la caisse de pensions ; conseil juridique).
Actions du groupe Genevois (7 personnes : 3 artistes, 2 curatrices, 1 admin) :
Permanences administratives.
Lobbying politique (grande partie).
Services informels de relais d’opportunités avec filtrage par rapport à la rémunération (à améliorer).
visibilisation du travail des membres (275 à Genève) à travers ses canaux et réseaux de communication.
Finances : (1) adhésions des membres (apport principal) - 2 types de cotisations :
haute pour les “membre actif·ves”, ouvrant au statut de professionnel·les (conditionné à des critères de légitimité actuellement questionnés)
bas pour les “newcomers”, en devenir de professionnalisation
+ (2) “fonds de transformation” (spécifique aux structures culturelles depuis le COVID) ayant permis de créer un poste permanent d’admin + pérenniser des postes de fonctionnement de l’association de manière plus stable + un petit poste de comm + des postes ponctuels de comptabilité. Le reste de l’activité est non rémunéré.
Actualités.
Projet visant la formation des administrateur·ices de communes du déplacement de la responsabilisation économique des artistes vers les employeur·euses.
Barème “travaildesartistes.ch” de GARAGe bientôt diffusé.
Partenariats avec la HEAD (Genève) sur des formations administratives obligatoires en Master (depuis septembre dernier).
Partenariat avec GARAGe sur des ateliers de formation.
Partenariat Lab-of-Arts (juristes).
2_ e_ Statut d’artiste en Suisse.
Un statut des sortes existe depuis 2008, encore très difficile d’accès actuellement.
2_ f_ Intervention de la salle.
Mise en commun des bases de calcul des grilles de rémunération et contrats-type à échelle européenne.
2_ g_ Présentation de La FAP (Belgique Francophone, depuis 2020) par Tiphanie Blanc.
(Autre Fédération existant pour la Belgique flamande).
Tiphanie est salariée de La FAP - impressionnée par le bénévolat militant : opinion que le soutien financier de ce type de représentation professionnelle est un devoir d’Etat.
La FAP - enfant déviante du COVID, les artistes s’étant réveillé·es, comme un peu partout, face au constat d’être sous les radars, contrairement aux autres secteurs de la culture : face à notre retard à rattraper.
1er combat - faire reconnaître la “perte de revenus” avec l’annulation des événements culturels. Mené immédiatement au niveau politique : rencontre avec la Ministère de la Culture de la Fédération Wallonie-Bruxelles, pour établir une grille de compensation de la rémunération : ça n’a jamais eu d'écho, mais a acté la naissance de la FAP.
Le gouvernement Fédéral (pays entier) lance une réforme du statut en réponse au COVID (pas un statut à proprement parler, mais un aménagement des droits d’accès à l’assurance chômage. (En Belgique, 3 statuts : salarié·e - indépendant·e - chômeur·se).
De fait, l’objet de La FAP ont évolué : (1) participation aux discussions avec concertation du secteur de la culture pour cette réforme ; (2) proposition d’une grille de rémunération, des critères de professionnalisation pour l’accès à la continuité des revenus - présenté en chambre de concertation, au sein des organes démocratiques et politiques. Aujourd’hui : projet pilote appliqué dans toutes les institutions subventionnées (Belgique francophone).
Actuellement :
Travailler l’idée que la grille soit applicable (obligatoire) dans toutes structures : les subventionnées dans un premier temps, puis au-delà.
Développer le travail de recherche.
Rencontre avec La Buse lors de notre dernière AG (décembre), discussion sur un modèle de grille à échelle d’instruction internationale.
Constat de grande précarité économique et de grande souffrance physique et mentale des personnes.
Finances. Jeune fédération, pas de reconnaissance comme fédération professionnelle. Statut précaire. Idée de pérenniser des subventions de fonctionnement en obtenant une reconnaissance. 300 membres adhérents (artistes et autres travailleur·euses de l’art) - à partir de 5€ : ouverte à touxtes sans critères de professionnalisation.

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REFERENCES JOUR 1 (FR/ENG) - Towards an international of art workers and beyond


Round-table #1 - FEEDBACK FROM EXPERIENCES ON A EUROPEAN SCALE


Anneleen Lemmens (ENGAGEMENT ARTS)

ENGAGEMENT ARTS - Belgique :
https://engagementarts.be/fr/tools

Jan Fabre case :
The public prosecutor had requested three years imprisonment for the famous choreographer, stage director and visual artist Jan Fabre, charged with violence, harassment, inappropriate sexual behavior within his company and indecent assault on a person. The court gave him an 18-month suspended prison sentence on April 29, 2022, as some of the charges were time-barred.

Notion de patchwork economy :
The term “patchwork economy" describes the patchwork of jobs and protections that punctuate the careers of many modern workers. This encompasses both gig workers and non-gig workers—all of whom struggle with gaps in the safety net in various ways. Examples: National Domestic Workers Alliance, New York Taxi Workers Alliance.

Artist Status (Belgique) :
Article complet ici

Ilse Ghekiere experiment :
https://www.rektoverso.be/artikel/racism-and-sexism-in-art-education-a-subjective-mapping

Mentioned zine 1 :
https://engagementarts.be/en/tools/_links/links/engagement_zine1.pdf)
Mentioned zine 2 :
(https://engagementarts.be/en/tools/_links/links/engagement%20zine%202.pdf)
Sarah Ahmed Fanzine :
(https://engagementarts.be/en/tools/_links/links/Sara%20Ahmed_last.pdf)


Ina Hagen (UKS)

UKS (Unge Kunstneres Samfund / Young Artists’ Society) is an Oslo-based institution for contemporary art and a Norwegian membership organization.
https://www.uks.no/about/

Association of Norwegian Visual Artists (NBK) :
https://www.norskebilledkunstnere.no/english/

1974 exhibition -
'Kunstnerkår' exhibition that was organised in 1971 about artists’ living conditions as use of a survey was instrumental in the following mobilisation of artists that led to the establishing of the grant system that is still in place

'Kunstnerboligforeningen' (literally The Artists' Housing Association)
Kreativt Naboskap (2014, publication) :
https://issuu.com/transborderstudio/docs/publikasjon_issuu_komprimert_jpg
Mulighetsrom (2017, publication) :
https://www.tronsmo.no/bok/9788292960073/MULIGHETSROM-KUNSTEN_OG_KUNSTNERNESS_PLASS_I_BYEN
UKS Kunstnerbolig (2018, exhibition and publication as part of the european project URBACT: Reinventing the fringe)
https://www.uks.no/archive/kunstnerbolig/
Selvbyggeren (2021-23, public artwork and municipal report about the future integration of public art in city development projects).
https://koro.no/et-friskt-blikk-pa-byen/
Article about financing non-profit housing projects and also an upcoming series of interviews produced by Oslo Municipal Art Collection, who are the funders of the project. I am happy to link more of these sources if it is of interest.
https://www.cultura.no/arkiv/pengevirke/kunstnerboligforeningen
Verdensrommet - association sur les politiques d'immigration
https://www.verdensrommet.network

Tax on art sales (Norway) :
5% on every art sale in Norway, paid by the buyer, that goes to a collective fund that is owned by the union.


Ramaya Tegegne (GARAGe)

GARAGe - Genève :
https://garageneve.tumblr.com/
Outils mis en ligne par GARAGe :
https://infos-artistes-geneve.ch/
Autres ressources mises en ligne par Visarte :
https://visarte.ch/fr/prestations-de-service/


Frauke Boggasch (bbk Berlin)

bbk berlin – association professionnelle des artistes visuel·les de Berlin
https://www.bbk-berlin.de/
Public memorandum "Art in need" at the foundation of bbk berlin.
bbk berlin was founded in 1950 by artists including Renée Sintenis, Richard Scheibe, Karl Schmidt-Rottluff and Hannah Höch, among others.

Kulturwerk – bbk’s non-profit subsidiary
https://www.bbk-kulturwerk.de/

Bildungswerk – bbk’s non-profit subsidiary (holds the workshops + professionalizing courses for artists.)
https://www.bbk-bildungswerk.de/



Round-table #2 - PRESENTATION OF EXISTING TOOLS


Tiphanie Blanc (WAGES FOR WAGES AGAINST)

Wages For Wages Against - Genève
https://wagesforwagesagainst.org/en

Pro Helvetia - Fondation Suisse de la Culture
https://prohelvetia.ch/fr/

Fonds Mondrian
https://www.mondriaanfonds.nl/en/homepage-2/

W.A.G.E. (WORKING ARTISTS FOR A GREATER ECONOMY) à New York
https://wageforwork.com/

WFWA (Wages For Wages Against) au CSS (Centre Culturel Suisse à Paris) :
Exhibition at Centre culturel suisse, Paris - April 21st, 2018 “ESSAYER ENCORE, RATER ENCORE, RATER MIEUX” Invitation by Rosa Brux and Archives Contestataires
https://www.ccsparis.com/evenements/rosa-brux-avec-les-archives-contestataires/

Projets éditoriaux WFWA :
https://wagesforwagesagainst.org/en/publications/volume-1
https://wagesforwagesagainst.org/en/publications/volume-2

Projet WFWA aux Swiss art awards 2023 :
https://swissartawards.ch/participants/2022-wages-for-wages-against/


Sophie Vela (Les Mots de Trop)

Collectif Les mots de Trop (FR)
https://www.lesmotsdetrop.fr/
Affiches imprimables :
https://lesmotsdetrop.fr/download/Affiches_ContributionsA4.pdf
Guide :
http://www.lesmotsdetrop.fr/guide.html

Cellule de signalement de comportements discriminatoires, harcèlements, VSS, mise en place par Ministère de la Culture :
https://www.culture.gouv.fr/Cellule-de-signalement


Aurélien Catin (La Buse)

La Buse - Paris/Marseille
https://la-buse.org/

La Charte d’Amiens de 1906, document fondateur du syndicalisme en Fr :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Charte_d%27Amiens

Tribune #2 : Pour en finir avec la logique de l’aide et garantir un droit à la continuité du revenu aux travailleur·euses de l’art
https://la-buse.org/ressources/Petition-Buse-2-Pour-en-finir-avec-la-logique-de-laide-et-garantir-un-droit-a-la-continuite-du-revenu-aux-travailleureuses-de-lart

Plateforme de signalement et de visibilisation des pratiques abusives mise en place par La Buse.
Destinée à l’ensemble des travailleur·euse·s de l’art, active en 2020 puis mise en pause.
https://la-buse.org/plateforme
Bilan de notre plateforme de signalement des pratiques abusives
https://la-buse.org/ressources/Bilan-de-notre-plateforme-de-signalement-des-pratiques-abusives
Communiqué de presse à propos de l’affaire judiciaire avec le FRAC Champagne-Ardenne, et des conséquences terribles liées aux pratiques managériales toxiques et violentes :
https://la-buse.org/ressources/FRAC-Champagne-Ardenne-communique-de-presse-de-La-Buse


Ateliers du jour précédent

Arpentage du livre Lily Zalzett, Stella Fihn, Te plains pas, c’est pas l’usine. L’exploitation en milieu associatif, 202, niet!éditions.
https://niet-editions.fr/catalogue/te-plains-pas-cest-pas-lusine/
Avec Emmanuel Simon & Laure Vigna du collectif La Buse.

Arpentage du manuel de ressources critiques du collectif Precarious Workers Brigade, Training for Exploitation? Politicising Employability and Reclaiming Education, 2018, Journal of Aesthetics & Protest Press.
https://joaap.org/press/trainingforexploitation.htm
Avec Ana Vega du collectif La Buse.

Atelier “La retraite à 18 ans, c’est possible et c’est souhaitable”.
Avec Aurélien Catin du collectif La Buse.
Voir la formation en ligne organisée par le syndicat des travailleur·ses artistes-auteur·es (STAA) dans le cadre de la mobilisation contre le projet de réforme de 2023, sur le système de retraite en France : En Retraite. Comprendre les enjeux de la réforme des retraites (Aurélien Catin), 2023.
https://youtu.be/_Ut1O2F6YbI?si=pbBSuEhkwonuuHGO

Article Quotidien de l’art sur la retraite des artistes-auteur·ices :
https://www.lequotidiendelart.com/articles/23631-retraite-les-artistes-aussi-se-battent-pour-leurs-droits.html


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REFERENCES JOUR 2 (FR/ENG) - Towards an international of art workers and beyond


Round-table #1 - WORKING CONDITIONS AND INTERPROFESSIONAL SUPPORT


Micha Ferrier-Barbut - Sociologist and consultant in management of cultural enterprises at Anamata, HR support for cultural organizations.

La pyramide de Maslow
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_des_besoins

Etudes de Vincent Dubois, Pierre-Michel Menger, Richard Florida, Howard Becker.

Travaux choisis de sociologues dont les recherches portent sur le travail et les conditions de travail :

David Graeber, Bullshit Jobs, 2018, Simon & Schuster Inc. Parution française en 2018 et 2019 (poche), Traduit de l’anglais par Élise Roy, Les liens qui libèrent.
https://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-Bullshit_Jobs-578-1-1-0-1.html

Bernard Friot, Retraites: généraliser le droit au salaire. Edition du Croquant. 2022
Ouvrages
Puissances du salariat (préf. inédite), Paris, Points Seuil, coll. « Essais », 2021.
L'Enjeu du salaire, Paris, Éditions La Dispute, 2012.
Vaincre Macron, Éditions La Dispute, 2017.
Le Travail, enjeu des retraites, Paris, Éditions La Dispute, 2019.
Prenons le pouvoir sur nos retraites, Éditions La Dispute, 2023.
Ouvrages collectifs
« Le financement de la Sécurité sociale dépend-il de la poursuite de la croissance économique ? », dans Denis Bayon & Fabrice Flipo, La Sécurité sociale une institution pour l’écologie ? : Actes du colloque, Paris, mai 2016 sous la direction de Denis Bayon et Fabrice Flipo, Lyon, Atelier de création libertaire, coll. « Critique de l’économie ».
« Passer du soutien à la classe ouvrière à son école », dans Jean-Pascal Higelé & Lionel Jacquot, Engagements et sciences sociales : Histoires, paradigmes et formes d’engagements, Nancy, PUN-Éditions universitaires de Lorraine, coll. « Salariat et transformations sociales », 2017.
Abolir la dette : Travailler sans crédit (avec Denis Baba), Atelier de création libertaire, coll. « Critique de l’économie », décembre 2019.
Retraites : généraliser le droit au salaire (avec Nicolas Castel), éditions du Croquant, coll. « Cahiers du salariat », juin 2022.
chap. 7 « Pour une citoyenneté révolutionnaire », dans Guillaume Desguerriers, Christian Gaudray et Dominique Mourlane, Comprendre l’Écologie Politique : Pourquoi est-elle nécessairement républicaine et révolutionnaire ?, Paris, UFAL, mai 2012.
Émanciper le travail : Entretiens avec Patrick Zech, Paris, Éditions La Dispute, coll. « Travail et salariat », 2014.
Un désir de communisme (avec Judith Bernard), Paris, Éditions Textuel, coll. « Conversations pour demain », 2 septembre 2020.
En travail : Conversation sur le communisme (avec Frédéric Lordon), Paris, Éditions La Dispute, coll. « Entretiens », 15 octobre 2021.

Vincent de Gaulejac, Dénouer les nœuds sociopsychiques. Odile Jacob. 2020

Yves Clot, Le travail à cœur. Pour en finir avec les risques psychosociaux., 2010, La Découverte.
https://www.editionsladecouverte.fr/le_travail_a_coeur-9782707164834

“Toutes les études post-confinement montrent que c’est environ plus de la moitié des personnes en poste se plaignent de leurs conditions de travail, et non du travail lui-même”
Sources
Enquête CFDT. 2017. Manifeste pour le travail :
https://www.xn--cfdt-retraits-mhb.fr/IMG/pdf/manifeste_de_la_cfdt_pour_le_travail.pdf
Enquête Institut Yougov. Mai 2022 :
https://fr.yougov.com/society/articles/42339-les-francais-aiment-ils-leur-travail
ADP Research Institute (ADPRI). novembre 2022 :
https://www.adpri.org/

Attentes autour du “sens au travail” (général) dans la littérature post-covid : l’autonomie, la responsabilisation, la reconnaissance, l’émancipation.
Sources
Fabrique Spinoza :
https://www.fabriquespinoza.org/prod_observatoire/barometre-national-du-bonheur-au-travail-les-2-france-au-travail/#:~:text=62%25%20de%20satisfaits%20concernant%20le,pour%20le%20bonheur%20au%20travail



Joelle Grispin - Clinical psychologist

La gratuité du soutien psychologique est possible :

- Pour les étudiant·es spécifiquement :
https://santepsy.etudiant.gouv.fr/

- Pour les travailleur·euses : Séances avec un·e psychologue (Avec avance de paiement, puis remboursements par la sécurité sociale et la mutuelle)
https://www.ameli.fr/assure/remboursements/rembourse/seances-avec-un-psychologue
https://www.gouvernement.fr/egalite-outremer/besoin-de-parler-etou-d-une-ecoute
https://www.ameli.fr/assure/sante/assurance-maladie/sophia/dispositif-assurance-maladie
https://monsoutienpsy.sante.gouv.fr/

Rencontre publique organisée par La Buse à Malakoff “Travailleur·euses, Étudiant·es : même combat - Comment repenser tout un système” :
https://vimeo.com/520562814

Un des ouvrages arpentés par La Buse avec Joëlle Grispin lors de la résidence de recherche à La Supérette, Malakoff, en 2022 : Survivre au taf. Stratégies d'autodéfense pour personnes minorisées., de Marie Dasylva, 2022, éd. Daronnes. https://editionsdaronnes.fr/product/survivre-au-taf/



Local union representatives :
Robyn Chien (SNAP-Cgt)

Puppy Please, société de production de films pornographiques
https://linktr.ee/puppyplease

Le STRASS (Syndicat du TRAvail Sexuel), a été créé en 2009 par des travailleurSEs du sexe, lors des Assises européennes de la prostitution qui se tenaient alors à Paris - y étaient rassembléEs des travailleurSEs du sexe, rejointEs par des juristes, des travailleurs sociaux, des sociologues, etc.
https://strass-syndicat.org/

Le DILF (for “Dad I’d Like To Fuck”) des syndicats œuvrant pour les droits des A-A selon Robyn : le SNAPcgt (Syndicat National des Artistes Plasticien·nes, appartenant à la Confédération Générale du Travail (CGT) organisée autour des droits des travailleur·euses salarié·es) - existant depuis 1977 et rattaché à la CGT Spectacle.
https://www.snapcgt.org/
https://cgtspectacle.com/


Local union representatives :
Emmanuel Simon (STAA-CNT-SO)

Syndicat des Travailleur·euses Artistes-Auteur·ices (STAA) a créé pour répondre aux problématiques rencontrées par les travailleurs et travailleuses relevant du régime d’artiste-auteur·ice dans tous les secteurs culturels.
https://staa-cnt-so.org/

“Travail à la tâche” comme l’inverse du “salaire attaché à la personne” (ou “salaire à la qualification personnelle”) :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Salaire_%C3%A0_la_qualification_personnelle
voir aussi :
Claude Didry, L’Institution du travail. Droit et salariat dans l’Histoire., 2016, La Dispute, travail et salariat.
https://ladispute.fr/catalogue/linstitution-du-travail/

Lexique (voir Glossaire de La Buse) :
assurance chômage
accidents professionnels
congés payés
cotisation employeurs (diffuseurs)
régime A-A (ensemble des types de métiers/activités regroupées par le régime)

Confédération Nationale des Travailleurs - Solidarité ouvrière (CNT-SO)
https://www.cnt-so.org/
https://fr.wikipedia.org/wiki/Conf%C3%A9d%C3%A9ration_nationale_des_travailleurs-Solidarit%C3%A9_ouvri%C3%A8re


Local union representatives :
various members of Massicot Aix - Art students' union section of Aix-en-Provence

Le Massicot : Union syndicale des étudiant·es des écoles de création et de la culture.
https://www.instagram.com/p/CZ9sjVdj5Tr/?img_index=1
https://www.lequotidiendelart.com/articles/21210-des-%C3%A9tudiants-en-art-et-design-lancent-un-syndicat-le-massicot.html

Naissance du Massicot suite au blocage de l’ENSCI par une grande majorité des élèves et du personnel de l’école, pour dénoncer le processus de recrutement arbitraire de la nouvelle direction par les ministères chargés de la culture et de l’industrie.
https://www.ensci.com/actualites/une-actu?tx_news_pi1%5Bnews%5D=29305&cHash=b5b86c54745eee50fd9d35272dd21a10
https://linktr.ee/lemassicot_union

Écoles d'art et design en lutte est un cadre inter-organisations qui rassemble des syndicats et collectifs en lutte pour un enseignement supérieur de la culture émancipateur et accessible à tous·tes.
https://ecolesartdesignenlutte.fr/about.html

À propos du “Salaire étudiant”, lire : Aurélien Casta, Salaire étudiant. Financement et démocratisation des études., 2017, La Dispute.
https://ladispute.fr/catalogue/un-salaire-etudiant/

À propos du Régime d’intermittence, lire : Mathieu Grégoire, Les intermittents du spectacle. Enjeux d’un siècle de luttes. 2013, La Dispute, travail et salariat.
https://ladispute.fr/catalogue/les-intermittents-du-spectacle/
+
Séance #3 du Séminaire 2022-2023 intitulé “Pour une Sécurité Sociale de la culture” organisé par l’association d’éducation populaire Réseau Salariat : Le régime des intermittent·es comme tremplin vers le salaire à la qualification personnelle.
https://www.youtube.com/watch?v=7HrMzpJa5wc&t=5068s
Tout le séminaire “Pour une Sécurité Sociale de la culture” ici :
https://www.youtube.com/playlist?list=PLaqJ7ovfaiPHZziIhZHSNYE3kLUnXxjpU
Réseau Salariat :
https://www.reseau-salariat.info/



Marine Lang & Manuel Pomar (Air de Midi)

Mécènes du Sud développe des actions (bourses de production, expositions, résidences d’artiste) “en direction des artistes et de son territoire d’implantation, et se définit comme une interface de dialogue entre scène artistique et monde économique”. https://www.mecenesdusud.fr/

Lieu-Commun, artist-run space à Toulouse, lieu pour les artistes, tenu par quatre artistes de façon horizontale, en direction des publics.
https://lieu-commun.fr/

Le Réseau Air de Midi réunit aujourd’hui 43 structures de la région Occitanie, aussi bien écoles, musées, centres d’art - autant de toutes petites structures que de plus grande échelle avec plus de 100 employé·es. Sa structure associative et horizontale, de réseau, étant le résultat de longues années de discussions et batailles. - https://www.airdemidi.org/home

Journées professionnelles intitulées “Prendre soin des travailleur·euses de l’art”
Archives disponibles ici: https://www.airdemidi.org/network/page/7
https://padlet.com/airdemidireseau/souffrance-soin-et-bien-tre-au-travail-zugxr3qxarf3f4hd




Victorine Grataloup (Triangle – Astérides)

Directrice du centre d’art Triangle-Astérides, labellisé d’intérêt national, né de deux structures associatives fondées par des artistes, en 1972 pour Astérides et 1974 pour l’ancienne Triangle France.
https://www.trianglefrance.org/

Philippe Batifoulier et Vincent Touzé, La protection sociale, 2020, Dunod, collection Les topos.
https://www.mollat.com/livres/500554/philippe-batifoulier-la-protection-sociale

Une très modique contribution diffuseur (1,1%) est actuellement redevable à la sécurité sociale par toute structure faisant travailler des personnes au régime A-A.
La Buse, notamment depuis sa tournée autour de sa tribune, demande aux diffuseurs de sortir les chiffres. La contribution sociale du centre d’art Triangle-Astérides pour le travail artistique, au titre de l’année 2022, et selon le 1,1% actuellement en vigueur, a été de 552€. Si la contribution diffuseur passait à 5,15%, taux revendiqué par La Buse, elle aurait été de 2588€.

La charte des bonnes pratiques des centres d’art contemporain est adoptée en 2019. Comme son nom l’indique, cette charte est un outil qui n’est pas imposé juridiquement mais s’applique au bon vouloir et à l’engagement des structures.
En 2023, le référentiel de rémunération des artiste-auteur·rices invité·es pour différents types d’interventions dans les centres d’art contemporain est actualisé par DCA. Il est disponible ici :
https://dca-art.com/ressources/outils

L’INSTRUCTION INTERMINISTÉRIELLE N° DSS/5B/DGCA/2023/6 du 12 janvier 2023 relative aux revenus tirés d'activités artistiques relevant de l'article L. 382-3 du code de la sécurité sociale, est une circulaire permettant aux diffuseurs de réduire leurs contributions sociales, c’est à dire de ne pas être redevable de ce 1.1% lorsqu’il n’y a pas de diffusion stricte du travail de l’artiste.
chrome-extension://efaidnbmnnnibpcajpcglclefindmkaj/https://www.scam.fr/uploads/2023/02/Instructionrevenusartistiques2023.pdf




Round-table #2 - MUTUALIZATION OF TOOLS ON A LARGER SCALE


Ina Hagen (UKS)

UKS (Unge Kunstneres Samfund / Young Artists’ Society) is an Oslo-based institution for contemporary art and a Norwegian membership organization, which works as a national union, founded in 1921 - More than a hundred years focusing on wages, on the status of the artist as a laborer, and on social benefits and infrastructure for art.
https://www.uks.no/about/

Example of a funding scheme that UKS has helped put in place through lobbying and close negotiation with the state : a state fund called “the artist assistant grant”, through which an emerging/ younger artist can get access to a 50% salary position with social benefits for a year, assisting an emerged artist as their employer, through a public grant. This artist grant can be 10 years long.
https://www.uks.no/uks-union/9-til-5-en-handbok-for-kunstnerassistentordningen/

Grant for artist-run spaces


Fabiola Fiocco (AWI)

Art workers italia
https://artworkersitalia.it/en/
Contrat :
https://artworkersitalia.it/en/contracts/
Barème :
https://artworkersitalia.it/en/rate-table/

Guildeline pour institutions culturelles :
https://artworkersitalia.it/en/guidelines-for-cultural-institutions/

Les but d’AWI sont les quatre R :
Reconnaissance du statut légal des travailleureures de l’art contemporain
Réguliation de la relation d’emploi
Redistribution des ressources
Réforme du secteur

Evaluation et médiation avec les institutions au sujet des conditions proposées :
https://artworkersitalia.it/en/international/eye-on-applications/

Initiative de partage d’expériences:
https://artworkersitalia.it/en/international/

Société Mutuelle pour Artistes
https://smartbe.be/fr/a-propos/historique/

Voices of culture
https://voicesofculture.eu/about/


Camille Dumond (Visarte.Genève)

Prestations offertes aux membres :
https://visarte.ch/fr/prestations-de-service/
Relai des activités membres :
https://www.visarte-geneve.ch/expositions/actuelles
Communication :
https://www.instagram.com/visarte.geneve/

Plateforme travail des artistes :
http://www.travaildesartistes.ch/

Statut d’intermittence en Suisse :
https://action-intermittence.ch/campagne-2023-fr/

Fonds de transformation en Suisse :
https://www.ge.ch/actualite/decouvrez-richesse-projets-transformation-covid-culture-23-06-2022


Tiphanie Blanc (LaFAP)

La FAP – Fédération des arts plastiques
1ère grille de compensation (charte et modèle de calculateur)
http://lafap.be/grille-generale-de-remuneration-en-arts-plastiques/

Réforme du statut d’artiste en Belgique (oct. 2022) :
https://ladds.be/le-mal-nomme-statut-dartiste-compilation-de-tous-nos-documents-sur-le-sujet/

Charte / modèle des bonnes pratiques en cours d’élaboration :
http://lafap.be/appel-a-candidature-etablissement-dune-charte-des-bonnes-pratiques-dans-les-arts-plastiques/